Encore deux ou trois heures de route à travers la secheresse Kalaharienne, et on arrive enfin dans la réserve privée de Tswalu, la plus vaste d'Afrique du sud.
Dès notre arrivée au lodge, un phacochère est là pour nous accueillir et nous annoncer la couleur.
En se balladant un peu aux alentours, on découvre un sol rouge aux allures lunaires, et jonché de traces d'animaux en tous genres. L'une d'entre elles attire notre attention par sa taille. Ca
ressemble un peu à une trace de chevreuil, mais là il chausse un bon 40!! On pense d'abord à un rhinocéros, mais on apprendra plus tard qu'il s'agit en fait des traces d'une girafe..
Autre curiosité, ces boules de paille dans les arbres. En observant de plus près, on remarque une multitude de petites entrées. Il s'agit en fait d'un nid d'oiseaux qui ont compris que l'habitat
collectif peut en fait présenter pas mal d'avantages...
En rentrant vers nos appartements, on trouve une espèce d'antilope tranquillement posée à quelques mètres de l'entrée de notre chambre. Elle ne semble pas spécialement inquiète même lorsqu'on
s'approche. Magnifique bestiole, comme un phantome dans la nuit, se déplaçant avec une élégance et une discretion impressionnante. En se renseignant un peu, on apprendra ensuite qu'il s'agit d'un
jeune nyala...
Le ton est donc donné pour notre séjour dans le Kalahari. La faune tant convoitée est bien là, et apparement il n'y a pas besoin d'aller chercher bien loin!
Et pour la météo désertique, dire qu'il fait chaud la journée mais aussi très froid la nuit n'est pas un mensonge non plus. Pour preuve, tout reste givré le matin jusqu'à l'arrivée du soleil!
Et le froid, ça pompe de l'énergie. Les petit-déjeuners sont donc copieux en conséquence. Je dois avouer qu'à 7h du matin en sortant du lit les champignons frits à l'ail et les saucisses bien
grasses, c'est un peu too much quand même. En tout cas on comprend mieux pourquoi tous les Afrikaans qui bossent ici, et notamment les cuisinières, ont du mal à passer les portes..
En milieu d'après-midi, cerise sur le gateau, on nous propose un "gameride", soit petite ballade en 4x4 à travers la réserve.
L'équipage est composé d'un guide-pilote et d'un tracker-ornithologue placé tout devant pour pouvoir scruter au mieu le gibier.
Et tout de suite, ça porte ses fruits!
Et petit bonus spécialement pour nous : on nous autorise à aller voir l'enclos des guépard.
Alors il faut bien comprendre que même si ils sont en cage, ils sont bel et bien sauvages. Fraichement arrivées du parc Kruger, trois femelles sont en phase d'acclimatation, le but étant qu'elles
s'habituent quelque peu à la présence des véhicules et des humains pour que ces derniers puissent avoir une chance de les voir lors de ce genre de sorties.
J'aurais bien sûr préféré les voir en liberté, mais c'est déjà pas mal!
Et là vous n'allez pas me croire, mais le guide nous explique que ces trois femelles ont attiré le plus vieux mal de la réserve, qui est planqué aux alentours pour pouvoir les surveiller. Celui-ci
est vraiment bien habitué à la présence d'humains et en plus on sait où il est!!!
On descend donc de notre véhicule pour aller voir à pieds à quoi il ressemble, en restant toujours derrière le guide armé d'un fusil et de fléchettes imbibées de somnifères en cas de danger.
Un instant vraiment palpitant! Je n'en croyais pas mes yeux. On était là autour de ce guépard tranquillement en train de faire la sieste dans les hautes herbes. Il était tellement zen qu'on avait
l'impression qu'on pouvait aller vers lui et le caresser. Mais le guide nous a bien indiqué la distance à ne pas dépasser.
C'est dailleurs pourquoi je n'ai que des photos très peu convaincantes de la bête. Mais croyez moi, c'est bien un vrai guépard qui était là à 5 ou 6 mètres de moi!!
Bon après ça, les autres éspèces rencontrées sur notre trajet semblaient avoir perdu de leur intérêt, et on s'est donc contenté d'admirer la beauté des lumières du désert alors que le couché du
soleil approchait.
Et on a même pu fêter ça avec un petit verre de rouge. C'est pas beau ça???!!!!!!
La sublime fin de cette journée se passe de commentaires...
Pour précision, il faut voir ici le sourire de la lune rousse qui est venue remplacer le soleil dès son départ, mais apparement mon appareil est assez sensible aux vibrations du sol... Original en
tout cas!!
Une journée exceptionnelle comme je les avait imaginées avant mon départ pour l'afrique du sud.
Pour ceux que cela peut interesser, je donne quand même ici la liste de toutes les espèces vues dans le Kalahari, avec quelques traductions dans le language local (anglais ou afrikaans) :
Warthog – phacochere
nyala
springbok – gazelle
gemsbok – oryx
porcupine
cory bustard (le plus grand des oiseau volants!!)
gnou-wildebeest
cheetah-guepard
aardwolf
bat eared fox
austruch